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SOS Éducation : quand l’argent du taxi fait dérailler la sortie de crise


SOS Éducation : quand l’argent du taxi fait dérailler la sortie de crise

Assemblée générale de S.O.S Éducation, samedi 10 janvier à Martine Oulabou Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Alors que les travaux de la Commission tripartite, Éducation–Budget–Fonction publique visaient à trouver une issue à la crise dans le secteur de l’éducation nationale, une controverse liée à la gestion de l’« argent du taxi » remis aux participants est venue raviver les tensions au sein du syndicat SOS Éducation.

Le ministère de l’Éducation nationale a tenu, mercredi, les travaux de la Commission tripartite dans l’optique de parvenir à une sortie de crise durable dans le secteur éducatif, paralysé depuis plusieurs semaines par un mouvement de grève de SOS Éducation.

À l’issue des échanges, le ministère a annoncé plusieurs mesures majeures destinées à apaiser les revendications des enseignants, lesquelles devraient entrer progressivement en vigueur.

Il s’agit entre autres de la mise en solde de 328 sortants des Écoles normales supérieures (ENS et ENSET), la mise en présalaire de 692 sortants des Écoles ENIL et ENIF, ainsi que celle de 108 enseignants des matières scientifiques. La commission a également validé la mise en présalaire de 1 810 enseignants, jusque-là considérés comme « bénévoles ».

Par ailleurs, 4 000 situations administratives — comprenant des titularisations, des avancements automatiques et des reclassements après stage — seront régularisées sur un total de 6 574 dossiers codifiés à la Fonction publique.

Cependant, ces travaux ont été éclipsés par une vive polémique interne au syndicat SOS Éducation. En cause : la gestion d’une enveloppe de deux millions de francs CFA, présentée comme « argent du taxi » destiné aux participants desdits travaux.

Selon le témoignage d’un leader syndical ayant pris part aux travaux, chaque participant devait percevoir la somme de 10 000 francs CFA. Un reliquat d’environ 400 000 francs CFA aurait alors fait l’objet d’un désaccord.

« Après avoir pris congé des membres du gouvernement, nous sommes restés pour la distribution de l’argent taxi. Chacun devait recevoir 10 000 francs CFA. Dans le reliquat, il a été proposé que Madame Irène Ndembe, compagne de Robert, responsable d’un des syndicats, reparte avec les 400 000 francs CFA. Le fait que je m’y sois opposé m’a valu une agression physique » , a déclaré le syndicaliste sur une chaîne de télévision nationale.

La vidéo de ce témoignage, parvenue à notre rédaction ce jeudi 15 janvier 2026, circule abondamment sur les réseaux sociaux et alimente les débats au sein de l’opinion publique.

Pour l’heure, le mouvement de grève se poursuit, malgré l’annonce officielle de la reprise des cours ce jeudi. De son côté, SOS Éducation a annoncé la tenue d’une grande assemblée générale ce samedi 17 janvier à l’école publique Martine-Oulabou, à Libreville, afin de statuer sur la suite à donner au mouvement.

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