Photo de famille à l’issue des travaux de la Commission tripartite Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Face à une sorte de bras de fer qui était pressenti, au départ, de la crise dans le secteur de l’éducation nationale, le gouvernement gabonais, en toute sérénité et en signe d’ouverture à la table de négociation, a opté pour l’apaisement en vu d’une reprise progressive des cours dans les établissements.
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Plusieurs mesures fortes ont été prise en faveur de la décrispation de la crise afin de restaurer un climat de confiance et la sérénité dans les négociations entre les partenaires sociaux en grève et l’État.
La mise en présalaire de 1810 enseignants, la mise en situation de solde de 338 enseignants sortis de l’Ens et de l’Enset, la régularisation de 4000 situations administratives à la Fonction publique.
Des annonces qui ont été faites sur instructions du chef de l’État après une présentation succinte de la situation par la Ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq au Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Cette flexion du gouvernement vise a désamorcer une crise devenue structurelle et pour restaurer le climat de confiance.
En différant le dénouement de ce dossier, les précédents gouvernements se sont inscrits dans la logique traditionnelle de lenteur et de lourdeur administratives qui caractérisent l’administration gabonaise. Compromettant ainsi par ces actes l’avenir du pays. Ou encore prendre en otage la formation des jeunes gabonais. Alors même que les mécanismes d’évaluation des compétences des enseignants demeurent quasi inexistants.Ce qui galvaude le principe de « qui paie, commande ».
En effet, l’État gabonais devrait être plus exigent à l’endroit du laxisme de certains enseignants au regard de dégradation continue du niveau scolaire au Gabon. Et, ce malgré les efforts consentis par le gouvernement pour la construction des infrastructures scolaires.
Les enjeux d’aujourd’hui dépassent largement le cadre du règlement des situations administratives, salariales ou du paiement de vacations.
Le malaise est bien plus profond. Cela nécessite une prise de conscience collective chez certains enseignants qui se détournent de leur devoir d’engagement et de responsabilité en se transformant en répétiteurs occasionnels dans de nombreux ménages à travers le Gabon. Cependant, l’État est accusé de laxisme.
Avec Thierry Mocktar