Politique : Michel Ongoundou Loundah dénonce une « gouvernance par la diversion » sous la Nouvelle République
Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de Transition et président du parti REAGIR Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Dans une chronique publiée ce 10 avril, intitulée « Une diversion permanente », l’ancien sénateur de la Transition et président du parti RÉAGIR, Michel Ongoundou Loundah, formule une critique particulièrement sévère de la gouvernance actuelle au Gabon.
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Selon lui, le pouvoir en place s’inscrirait dans une logique de multiplication des polémiques politiques, qu’il assimile à une stratégie de diversion visant à détourner l’attention des véritables urgences sociales du pays.
S’appuyant sur une référence au « théorème de Charles Pasqua », il décrit un système dans lequel les controverses se succèdent à un rythme tel qu’elles finissent par rendre l’action publique illisible. Il qualifie cette méthode de « gouvernance par le brouillard » sous la Vᵉ République.
Dans son analyse, Michel Ongoundou Loundah dresse le tableau d’un contexte social préoccupant, marqué — selon lui — par des difficultés persistantes : déguerpissements, stress hydrique, défaillances dans l’accès à l’électricité, fragilités des systèmes éducatif et sanitaire, ainsi qu’une dégradation générale des conditions de vie.
Il critique également plusieurs réformes jugées sensibles, notamment l’ordonnance relative au Code de la nationalité, perçue par une partie de l’opinion comme controversée, ainsi que celle encadrant la gestion des réseaux sociaux et des libertés individuelles. À ses yeux, ces décisions contribueraient à alimenter les tensions politiques au détriment des priorités sociales.
Michel Ongoundou Loundah
L’ancien parlementaire dénonce ainsi une succession de débats et de crises politiques qui, selon lui, occultent les véritables enjeux du pays. Il appelle à une gouvernance recentrée sur les besoins essentiels des populations, ainsi qu’à une action publique plus lisible et apaisée.
Enfin, il pointe certaines contradictions au sein de la classe politique, évoquant des acteurs qui auraient, d’après lui, modifié leur discours entre leur posture d’opposition passée et leur position actuelle au pouvoir.
En conclusion, Michel Ongoundou Loundah met en garde contre une aggravation de la situation sociale et appelle à une prise de conscience collective. Il estime que le pays « s’enfonce dans une brume politique », au détriment des populations.
