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Élections professionnelles : Jean Rémy Yama réclame l’annulation d’un scrutin « chaotique »


Élections professionnelles : Jean Rémy Yama réclame l’annulation d’un scrutin « chaotique »

Jean Rémy Yama, au cours de sa déclaration ce mardi 5 mai 2026 Credit:© 2026 D.R./Le Radar

La contestation monte à mesure que l’échéance approche. À quelques heures de la publication des résultats des élections professionnelles, Jean Rémy Yama sort du silence et charge frontalement l’organisation du scrutin, qu’il qualifie d’échec. L’ancien leader syndical appelle à son annulation pure et simple.

Le processus électoral, entamé avec un premier tour le 28 avril, puis un second organisé la veille, doit livrer ses résultats définitifs ce mardi 5 mai 2026. Mais déjà, la légitimité du scrutin est vivement contestée.

En cause : une organisation jugée défaillante à tous les niveaux. Plusieurs figures syndicales dénoncent un processus mené sans cadre légal solide, sans réelle concertation et dans des conditions qualifiées de « chaotiques » . Un constat qui fragilise d’emblée la crédibilité de ces élections.

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Le lien pour suivre la déclaration de Jean Rémy Yama

De son côté, la Commission nationale des élections professionnelles a tenté de cadrer le débat, rappelant que seuls les syndicats légalement constitués et reconnus sont habilités à participer, excluant de fait les regroupements syndicaux. Une précision loin d’éteindre la polémique.

Mais c’est la sortie de Jean Rémy Yama, également président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), qui vient durcir le ton. Dans une déclaration sans concession, il fustige une « mascarade électorale » .

« En organisant les élections des délégués du personnel, abusivement présentées comme des élections professionnelles, le gouvernement démontre, une fois de plus et une fois de trop, ses limites » , assène-t-il.

Pour lui, le rendez-vous tant attendu depuis des décennies a été totalement manqué :
« Depuis 1990, travailleurs et employeurs attendaient ce moment. Il a été gâché par l’amateurisme et la précipitation. »

Au-delà des dysfonctionnements organisationnels, l’ancien syndicaliste pointe des irrégularités juridiques majeures. Selon lui, le fondement même du scrutin est contestable.

« Un simple arrêté ne peut pas créer des dispositions qui n’existent dans aucune loi » , martèle-t-il.

Il affirme que les textes instaurés par le ministère de la Fonction publique, ne reposent sur aucun texte légal en vigueur, notamment la loi 18/92 relative aux organisations syndicales des agents publics.

Plus grave encore, Jean Rémy Yama évoque des contradictions flagrantes entre les textes réglementaires adoptés et les lois existantes, dont celles de 1991 et 2005 encadrant la fonction publique et la déontologie.

« Les lois doivent être cohérentes entre elles. Or, les textes produits aujourd’hui sont en contradiction avec le cadre légal existant » , dénonce-t-il.

À l’heure où les résultats sont attendus, cette charge frontale jette une ombre supplémentaire sur un scrutin déjà fragilisé. Reste à savoir si ces contestations déboucheront sur des recours formels ou si elles marqueront le début d’un bras de fer plus large entre les autorités et les organisations syndicales.

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