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Grève des enseignants : aucune reprise des cours, le bras de fer s’intensifie


Grève des enseignants : aucune reprise des cours, le bras de fer s’intensifie

Les leaderssyndicaux au cours de leur assemblée générale de S.O.S Éducation le 10 janvier 2026 à Libreville Credit:© 2026 D.R./Le Radar

Les établissements scolaires publics du pays sont restés fermés ce lundi 12 janvier, aucune reprise des cours n’ayant été observée.

Cette situation intervient alors que le ministère de l’Éducation Nationale affirme avoir engagé des négociations avec les organisations syndicales en vue d’une sortie de crise.

Depuis vendredi dernier, la tutelle multiplie les rencontres avec les partenaires sociaux afin de recenser les préoccupations du corps enseignant.

Madame le Ministre de l’Éducation Nationale

Selon le ministère sur leur page facebook, un bilan des dossiers administratifs est actuellement en cours.

La création d’une commission tripartite réunissant l’Éducation Nationale, la Fonction publique et le Budget a également été annoncée pour examiner les revendications.

De son côté, le mouvement S.O.S Éducation maintient la grève générale.

À l’issue de sa grande assemblée générale tenue le 10 janvier 2026 et selon le communiqué publié hier, le syndicat a réaffirmé sa position du « tout ou rien » et conditionne toute reprise des cours à la satisfaction totale de ses revendications.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, Marcel Libama, leader du mouvement, a dénoncé « l’inertie du gouvernement face à l’accumulation des injustices qui frappent le corps enseignant »,

réitérant une position qu’il qualifie d’« inébranlable ».

Parmi les principales revendications figurent la régularisation immédiate des situations administratives et des carrières, notamment les avancements, la titularisation, l’intégration des agents en attente, le reclassement après stage ainsi que le paiement des rappels de solde.

S.O.S Éducation exige également la prise en charge de la promotion Camélia 2025 de l’ENI, composée de 625 instituteurs affectés depuis août 2025 sans salaire, la régularisation de 66 instituteurs « oubliés » , le recrutement de 900 enseignants de sciences, ainsi que le règlement de la situation des sortants de l’ENS, de l’ENSET et des enseignants bénévoles.

Marcel Libama

Refusant toute solution partielle, le mouvement réclame un règlement global de la crise et appelle les enseignants, stagiaires et bénévoles à rester mobilisés.

Les parents d’élèves sont également invités à soutenir le mouvement, au nom de la survie de l’école publique.

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